Produit
Votre travail QGIS sur le web, avec son style et ses métadonnées
ALIGN Connector for QGIS est en bêta. Il publie une couche, une sélection ou un projet entier depuis QGIS vers le Datastore de votre organisation, conserve le style et les métadonnées que vous avez rédigés, et vous indique avant l'envoi ce qui passera et ce qui ne passera pas.
La plupart des travaux SIG que nous voyons commencent encore dans QGIS : quelques fichiers sur un disque, une connexion WFS, un après-midi de jointures et de symbologie. Vient ensuite la partie que personne n’aime. Mettre ce travail sous les yeux d’un collègue qui n’a ni QGIS, ni les fichiers, ni la connexion, cela veut dire un export, un e-mail, une capture d’écran, et un style refait à la main dans l’outil, quel qu’il soit, qui finit par héberger la carte.
ALIGN Connector for QGIS est notre réponse à cet après-midi. C’est une extension QGIS, un logiciel libre, qui publie ce que vous avez sur votre poste vers le Datastore de votre organisation dans ALIGN, et de là vers le Map Builder, en quelques clics et sans quitter QGIS. Elle est en bêta dès aujourd’hui, en anglais et en français.
Ce que fait l’extension
L’extension ajoute à QGIS un petit panneau ALIGN. Cochez une couche, plusieurs, ou le projet entier ; choisissez l’organisation ; publiez. Chaque couche arrive dans votre Datastore sous la forme d’un élément, dans un format ouvert et cloud-native : FlatGeobuf pour les vecteurs, Cloud-Optimized GeoTIFF pour les rasters, PMTiles pour les archives de tuiles. Un service que vous aviez connecté dans QGIS, un WMS, un WFS, un XYZ, une OGC API, un service ArcGIS, n’est pas copié : ALIGN en garde l’adresse et le lit en direct à l’ouverture d’une carte, comme on l’attend d’un SIG web.
Cochez Créer aussi une carte web avec ces couches et, une fois toutes les couches arrivées, ALIGN compose une carte web qui reprend l’ordre et la visibilité de votre panneau Couches, ouverte sur l’emprise que vous regardiez. Le lien apparaît dans le panneau ; la carte s’ouvre dans le Map Builder, prête à être partagée.
Ce qui voyage avec une couche
C’est la partie à laquelle nous avons tenu le plus, parce que c’est là que l’après-midi se perd d’habitude.
Le style. Un symbole unique, une symbologie catégorisée ou graduée devient le style propre du Map Builder, modifiable sur place, et non une image figée. Une symbologie basée sur des règles, faite de règles d’égalité, devient des catégories. Le web ne sait pas dessiner tout ce que dessine QGIS : les hachures, les marqueurs SVG, les tailles en unités de carte, les propriétés pilotées par une expression sont simplifiés, et les étiquettes ne sont pas encore transmises. L’extension ne le cache pas. Avant que vous publiiez, le récapitulatif affiché sous la couche et la vue Messages listent chaque simplification, pour que vous sachiez ce que vous trouverez de l’autre côté.
Les métadonnées. Si vous avez rempli Propriétés de la couche → Métadonnées dans QGIS, le résumé, le thème INSPIRE et les mots-clés, la licence, les contraintes d’accès, le contact et l’historique alimentent le bloc de métadonnées de l’élément dans ALIGN. Une organisation qui impose une licence ou un contact sur chaque jeu de données conserve sa propre valeur, et la publication le signale. Rien n’est ressaisi.
La provenance. L’élément enregistre qu’il vient de QGIS, quand, et depuis quel système de coordonnées. Une couche en Lambert 72 est convertie en WGS 84 à l’export, la couche dans QGIS reste intacte, et l’élément indique reprojected from EPSG:31370.
Ce que l’extension refuse, et quand
Une publication est un transfert, et un transfert qui échoue à la fin est le pire de tous. L’extension vérifie donc tout avant le premier octet : le stockage restant de l’organisation, les crédits dont une conversion raster aura besoin, votre rôle, et si l’organisation a bien activé les extensions de bureau. Une publication qui ne peut pas aboutir est refusée en quelques secondes, dans votre langue, avec la solution.
Le panneau vous signale aussi ce qui n’a aucun chemin vers une carte web, plutôt que de vous le laisser découvrir plus tard : une table sans géométrie, un nuage de points ou un maillage local, une connexion WCS, un WMTS hors Web Mercator. Chaque cas a sa raison dans la vue Messages.
Ce que l’extension ne fait pas encore
Nous préférons écrire les limites plutôt que de vous les laisser découvrir. L’extension publie ; elle ne relit pas votre Datastore dans QGIS. Dans ce sens-là, vos couches ALIGN sont servies en OGC API Features, que QGIS ouvre nativement, sans extension. Les tuiles raster d’un MBTiles sont stockées mais pas encore affichées dans le Map Builder. Les étiquettes restent dans QGIS pour l’instant. Et il n’existe pas encore d’algorithme de Traitement : le panneau est la seule porte d’entrée, jusqu’à la sortie de l’algorithme qui permettra aux modèles, aux traitements par lots et aux agents de publier.
Pourquoi une extension, et pourquoi ouverte
Votre travail vous appartient, et la façon dont vous le déplacez aussi. L’extension est sous licence GPL, son code source est lisible, et elle dialogue avec ALIGN par le même flux d’autorisation que n’importe quelle application : vous approuvez la connexion dans votre navigateur, QGIS reçoit un jeton limité à la seule publication, et vous pouvez le révoquer depuis vos paramètres quand vous le voulez. Les formats qu’elle écrit sont les formats ouverts que tout l’écosystème sait lire. Si vous quittez ALIGN demain, vous emportez vos FlatGeobuf et vos COG.
Essayer l’extension
L’extension est en bêta. Ajoutez https://aligngeo.com/qgis/plugins.xml à vos dépôts
d’extensions dans QGIS 3.22 ou plus récent, QGIS 4 compris, cochez « Afficher aussi les extensions expérimentales », et
installez ALIGN Connector comme n’importe quelle autre extension. La
documentation vous guide pas à pas dans l’installation, la
connexion, la publication, et chaque refus avec sa solution. Nous lisons chaque
signalement : la bêta, c’est notre façon de trouver la couche à laquelle nous n’avons pas
pensé.